Un seul produit : deux modes de transport!

Dossier Paris Montréal – L’écoresponsabilité des aéroports, une question de pérennité

Le magazine français Paris Montréal fait partie du réseau de sites binationaux de Paris Monde, une plateforme qui se présente comme « passerelle d’ouverture sur le monde, un portail pour les Français à l’étranger et une source d’information pour les étrangers en France ». Dans son édition de l’automne 2018, le magazine consacre au transport aérien et aux aéroports québécois un dossier complet sous forme de tour d’horizon des tendances, enjeux et préoccupations actuelles.

Le directeur général du Réseau québécois des aéroports, Romain Girard, a participé aux échanges menant à la réalisation de l’article, portant la nouvelle mission du Réseau de reconnaissance et de valorisation du réseau d’aéroports québécois.

« Les enjeux environnementaux des aéroports sont colossaux. Les acteurs de l’aéroportuaire en sont éminemment conscients. D’autant plus qu’aujourd’hui, ils deviennent un argument de compétitivité. » Les nombreux exemples innovateurs pour rendre les aéroports plus écoresponsables autour du monde illustrent la course des aéroports à être plus verts et à se démarquer. Par exemple, l’aéroport de Genève fonctionne entièrement avec de l’énergie renouvelable depuis quelques années, Stockholm utilise l’énergie géothermique pour son chauffage et l’aéroport de Hong-Kong s’est engagé à réduire, recycler et réutiliser 50 % de ses déchets, nous dit l’article.

Selon le dossier dans Paris Montréal, cette course est le résultat d’une conception négative de l’infrastructure aéroportuaire dans l’imaginaire collectif : « Même si l’aviation civile ne représente que 2 % des émissions de CO2 dans le monde, les aéroports sont un acteur un peu trop visible d’une industrie aérienne devenue le symbole d’un transport coûteux d’un point de vue énergétique et environnemental. » De plus, le transport aérien est sujet à subir les conséquences de sa dépendance envers le pétrole, la rareté de la ressource pouvant éventuellement faire augmenter le coût du transport et donc des billets d’avion, faisant reverser la tendance à la hausse du trafic aérien. « (…) il faut aujourd’hui de 10 à 20 ans pour bâtir et adapter la structure d’un aéroport. Un délai peu compatible avec celui de l’évolution des usages et peut-être davantage de celui de l’urgence climatique ».

Pour assurer la pérennité du transport aérien et des investissements faits sur les structures aéroportuaires, se pencher sur la question environnementale est primordial. Depuis 2009, l’ACI (Airport Council International) a mis sur pied le programme Airport Carbon Accreditation pour ses plus de 500 membres aéroports européens pour « évaluer les efforts mis en œuvre par chacun d’entre eux pour réduire leur émission des gaz à effet de serre. ».

Au Québec, de nombreuses initiatives voient le jour depuis quelques années : un projet d’avion hybride, un projet de recyclage d’aéronef, des projets de verdissement des infrastructures aéroportuaires, etc. Dans le plan d’action 2018-2021 du RQA, un comité d’experts sur la question environnementale dans le contexte aéroportuaire se penche actuellement sur la mise en place d’outils pour aider les gestionnaires d’aéroports à adopter de meilleures pratiques.

Pour commander le magazine et avoir accès au dossier intégral, rendez-vous sur la plateforme Paris Montréal ici.