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Aérodrome de Pintendre à Lévis – Parachutisme

Selon un récent article du journal Le Soleil, « L’aérodrome de Pintendre devra payer un constat d’infraction pour avoir construit un bâtiment sans permis municipal. Mais le règlement de zonage de la Ville de Lévis qui bannit les activités de parachutisme à cet endroit demeure inapplicable parce qu’il vient se heurter à une compétence fédérale, a tranché la Cour d’appel du Québec.

La propriétaire de l’aérodrome de Pintendre, Albertine Leclerc, a été condamnée en 2015 par la cour municipale de Lévis à payer plusieurs constats d’infraction, notamment pour avoir laissé une école de parachutisme s’installer sur sa propriété alors que le zonage l’interdisait. Elle avait aussi construit un second dôme pour accueillir le centre de formation en parachutisme de ParaQuébec sans avoir obtenu un permis de la Ville.

Les citoyens qui vivent à proximité ont été nombreux à se plaindre des décollages et atterrissages à répétition (5 à 30 par jour) et des vols à basse altitude. Mme Leclerc a contesté avec succès sa condamnation. La Cour supérieure estimait que le règlement de zonage de la Ville de Lévis, en interdisant le parachutisme, entravait de façon importante les activités de l’aérodrome et le cœur de la compétence fédérale en matière d’aéronautique.

Mais si le règlement de zonage est inapplicable à l’aérodrome de Pintendre, il en va autrement du règlement sur les permis. Réagissant par voie de communiqué, la Ville de Lévis s’est dite déçue de la décision de la Cour d’appel. La Ville rappelle qu’elle ne s’est jamais braquée contre la présence d’un aérodrome à Pintendre. Il y est d’ailleurs depuis le début des années 70. La municipalité s’oppose aux activités accessoires, comme l’école de parachutisme. »